FAQ - alcool

Vous avez des questions ? on a réponse à tout !

Comment savoir si j'ai un problème ?

La difficulté à maîtriser sa consommation (au cours d’une soirée, par exemple) peut être un signe avant-coureur de dépendance. Si vous sentez que vous avez besoin de boire de plus en plus pour ressentir l’ivresse ou que vous buvez de plus en plus de jours dans la semaine, cela peut aussi être synonyme d’un problème. Vous pouvez vous posez les questions suivantes pour réfléchir sur votre consommation :  « est ce que je bois trop, ou trop souvent ? »

« mon comportement me nuit-il quand je suis sous l’effet de l’alcool ? » ou encore « est-ce que je ressens une sensation de manque lorsque je suis sobre ?» 

Comment limiter les risques liés à ma consommation ?

Quelques gestes sont de mise pour essayer de contrôler sa consommation d’alcool : éviter l’alcool durant les repas, boire à petite gorgée, penser à ne pas boire pendant plusieurs jours.

Je suis enceinte, puis-je boire ?

L’alcool est un toxique pour le fœtus. Boire durant la grossesse peut nuire à votre enfant et à son développement normal, pouvant générer notamment des malformations des organes ou du cerveau. Une consommation régulière et excessive représente un vrai danger pour votre enfant et pour votre santé.
Nous ne sommes pas capables de fixer une dose d’alcool qui ne serait pas nuisible à terme pour le fœtus. Il faut donc essayer de limiter au maximum sa consommation, si ce n’est de l’arrêter totalement durant votre grossesse.

 

FAQ - cannabis

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Le cannabis est-il addictif ?

L’usage à long terme de cannabis peut évidemment devenir une addiction. Il y a une addiction lorsque l’usager ne peut plus contrôler sa consommation même si celle-ci lui cause des problèmes physiques ou personnels. La dépendance est surtout psychologique ou comportementale, lorsqu’on l’utilise comme un refuge à ses problèmes personnels. Statistiquement parlant, une personne ayant consommé beaucoup de cannabis durant son adolescence sera plus à même de développer une addiction.

Combien de temps le cannabis reste dans le corps ?

Le THC disparaît de la salive en 1h mais peut être détecté encore 12 heures après le dernier usage ; en cas de consommation intensive, le cannabis peut rester entre 24h et 8 jours.


Dans le sang, il peut être détecté jusqu’à 2 jours après une consommation unique. Il peut rester plus de 15 jours après l’arrêt chez les consommateurs réguliers. Il reste jusqu’à 90 jours dans les cheveux.

Est-il possible de faire une overdose de cannabis ?

Personne n’est jamais mort de la surconsommation de cannabis mais il est possible d’avoir de sérieuses complications (crise de paranoïa, bouffée délirante…) si notre consommation est excessive, d’autant plus que le cannabis d’aujourd’hui est beaucoup plus fort qu’il y a une vingtaine d’années.

Rappelons que l'on peut mourir d’une consommation de cannabis si l’on prend la route, surtout si l’alcool y est associé.

 

FAQ - tabac

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Peut-on cumuler plusieurs substituts ?

La haute Autorité de Santé l’affirme dans sa dernière étude (2014) : 97% des fumeurs qui tentent de stopper la cigarette du seul fait de leur volonté échouent. C’est pourquoi des médicaments sans ordonnance à base de nicotine sont là pour vous donner un coup de pouce, généralement indispensable au succès de votre sevrage tabagique. La sécurité sociale rembourse d’ailleurs l’achat de ces produits à hauteur de 50 euros par personne et par année.


Ainsi, utiliser un substitut nicotinique permet d’augmenter vos chances d’abstinence de 50 à 70 % au bout de 6 mois !

Choisissez la forme qui vous convient le mieux : pastilles, gommes, patchs, inhaleurs… et sollicitez l’aide de votre pharmacien ou de votre médecin pour choisir un dosage adapté.

Sachez également qu’il est possible de cumuler les différents dispositifs de sevrage afin de mieux supporter le manque de nicotine. Par exemple, il est tout à fait possible d’utiliser un patch sur la journée tout en prenant une pastille ou une gomme lorsque l’envie de fumer survient !

Les premières 48h ne sont pas évidentes mais les symptômes de manque disparaissent très vite. Il ne faut pas hésiter à associer le patch avec plusieurs autres formes et réajuster la posologie au besoin.

Peut-on fumer avec un patch ?

Continuer de fumer une cigarette tout en maintenant des taux continus de nicotine avec des substituts nicotiniques est désormais une mesure conseillée à certains fumeurs très dépendants qui ne peuvent pas imaginer encore « la vie sans cigarette ». Ceci permet de rassurer le fumeur qui est dans l’incapacité d’imaginer qu’il ne peut plus fumer.
Toutefois, on choisit plus les formes orales, qui permettent d’alterner cigarette et substitut.
Pour autant, on peut fumer un peu en ayant un patch, en faisant bien attention à vraiment ne pas fumer beaucoup, ça peut être une stratégie pour arrêter de fumer.

Les patchs me provoquent des rougeurs et des démangeaisons, que faire ?

On observe des effets indésirables chez un utilisateur sur 5, particulièrement en début de traitement. Il s’agit le plus souvent de rougeurs de la peau et de démangeaisons locales et passagères, qui disparaissent au bout de 48h après le retrait du patch.
Une des solutions consiste à changer régulièrement l’emplacement du patch, les emplacements peuvent être les bras, les cuisses, le tronc, les hanches, les omoplates… même les fesses ;)

 

FAQ - addiction comportementale

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Comment reconnaît on l’addiction sexuelle ?

L’addiction sexuelle qualifie une fréquence excessive et croissante, non contrôlée, d’un comportement sexuel en dépit des conséquences négatives possibles et de la souffrance engendrée.


« L’addict sexuel » va passer beaucoup de temps à le recherche de l’assouvissement de ses fantasmes ou de ses comportements sexuels. Elle peut encore être sous l’emprise de pratiques sexuelles particulières. Le sexe envahit leur vie, l’espace psychique, pose des problèmes affectifs et sociaux ( vie de couple, travail…). Cela ressemble à une toxicomanie parce que lorsqu’ils essaient d’arrêter, ils ont les équivalents d’un syndrome de sevrage : nervosité et impulsions irrésistibles de retourner sur ces sites.

Peut-on guérir de l’addiction sexuelle ?

Il existe des prises en charge spécifiques.


Elles visent à restructurer une sexualité en la rendant mieux adaptée à l’individu.


Elles permettent de réduire le comportement addictif, d’améliorer la relation aux autres de travailler sur un changement de perceptions cognitives.

Quels sont les critères de l’addiction au sexe ?

Il existe 3 critères d’addiction au sexe :

1- La masturbation compulsive (chez 70% des personnes concernées elle constitue la majorité de l’activité sexuelle)


2- Le changement très fréquent de partenaire sexuel.


3- L’utilisation abusive de vidéos pornographiques.

 

FAQ - jeux d'argent

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Comment prévenir le jeu pathologique ?

Le jeu responsable qualifie ce qui peut être proposé pour réduire le risque de dommages éventuels chez ceux qui pratiquent les jeux de hasard et d’argent.
Les opérateurs de jeux (La française des jeux, le PMU...) peuvent prévoir d’informer les joueurs sur les risques de l’addiction au jeu. Il sensibilisera le joueur sur les risques potentiels du jeu, la nécessité de se fixer des limites. Il prévoira des systèmes d’exclusion ou d’auto-exclusion.

Qu’est ce qui différencie un joueur problématique d’un joueur récréatif ?

Le joueur « social » ou « occasionnel » est le profil le plus fréquent.

Jouant pour son agrément, le joueur occasionnel peut sortir du jeu à tout moment.

L’absence de dimension problématique se traduit par l’absence de besoin de jouer. Le plus souvent, le joueur se fixe un montant pour ses mises. Le jeu n’est alors qu’une des facettes de la vie, il se partage avec d’autres centres d’intérêt et n’entrave pas les tâches de la vie courante


Le joueur professionnel :

Quelques joueurs tirent leurs revenus de cette activité. Ce sont avant tout des personnes qui abordent le jeu avec une approche logique et calculée. Estimant avec précision et calme les probabilités de gain et de perte, constamment concentrées, elles restent impassibles et savent arrêter de jouer pour éviter des pertes excessives. Ces professionnels tireraient finalement peut être plus leurs revenus de cours particuliers que du jeu lui-même et s’enrichirait au dépends de joueurs imprudents.


Le joueur « compulsif » :

Jouant sans « contrôle », le joueur compulsif n’arrête pas de son propre chef une phase de jeu…surtout lorsqu’elle est gagnante. Seule la dépense totale de l’argent disponible stoppe le joueur qui finit donc toujours perdant (même s’il ne garde en mémoire que ses « succès » au cours de la partie)



Le joueur pathologique :

Comme le précédent, le joueur pathologique éprouve de grandes difficultés à mettre fin à une séquence de jeu, voire ne peut même pas l’envisager. Son caractère pathologique réside dans l’obligation de toujours recommencer à jouer, sans pouvoir tenir compte des réalités personnelles familiales, économiques…et même logiques !

Que faire quand un joueur ment et dissimule ses pertes ?

Souvent, les proches découvrent très tard les pertes subies par le joueur. Le joueur pensant qu’il va « se refaire » devra emprunter à ses amis, sa famille et il mentira sur ses pertes.
L’important pour les proches du joueur pathologique est de se mettre à l’abri financièrement. Protéger ses finances protège le joueur de lui-même et de ses pulsions de jeu.
L’aide d’un travailleur social et/ou d’un conseiller financier peut être utile pour établir ces protections.
Lorsque c’est possible, rechercher la collaboration avec le joueur permet de faciliter la mise en place de mesures appropriées pour assurer une certaine sécurité financière du couple ou de la famille.